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VOTATIONS DU 7 MARSPour la droite, l'économie et les assurances, l'équilibre du 2e pilier est menacé si le taux de conversion n’est pas réduit. Pour la gauche et les syndicats, c’est du vol.
Le 7 mars prochain, les citoyens diront s'ils acceptent que le taux de conversion dans la prévoyance professionnelle (2e pilier) soit abaissé progressivement de 7% à 6,4% d'ici à 2016. Ce qui signifie, par exemple, qu'un assuré prenant sa retraite en 2016 disposera d'une rente annuelle de 6400 francs (contre 7000 aujourd'hui) si son avoir de 2e pilier s'élève à 100 000 francs à ce moment-là.
Pourquoi cette nouvelle baisse, alors que la précédente est encore en cours? Effectivement, le Parlement a déjà mis en vigueur une baisse devant amener le taux de conversion à 6,8% d'ici à 2014. On veut donc aujourd'hui accélérer le mouvement. Deux raisons sont invoquées: l'espérance de vie à 65 ans s'allonge plus fortement que prévu et le placement des capitaux du 2e pilier rapportera moins.
L'espérance de vie à 65 ans, calculée à partir des données de l'année 2000, devait être en 2015 de 18,6 ans pour les hommes et 23 ans pour les femmes. Mais, en 2006, la Caisse de pension de la ville de Zurich indiquait qu'il fallait plutôt tabler sur 20,4 ans et 23,1 ans. Cette différence obligeait à répartir l'avoir du 2e pilier sur plus d'années. Donc à réduire la rente annuelle.
Quant au rendement des capitaux, c'est environ un tiers des recettes du 2e pilier, à côté des cotisations versées par les assurés et leurs employeurs durant la vie active. En tout, environ 60 milliards par an, alors que les dépenses annuelles (versement des rentes) se montent à 40 milliards. La fortune du 2e pilier est donc importante: dans les 600 milliards de francs.
C'est cet argent qu'il faut placer de manière à la fois rentable et sûre. L'Administration fédérale a fait ses calculs. Avec un taux de conversion de 6,8%, le rendement devrait atteindre 5% en moyenne sur le long terme.
Or, selon l'indice Pictet qui sert de référence, le rendement des placements sûrs (avec 25% d'actions) descend depuis dix ans: de 8% en 1998 à près de 4% en 2009.
Avec le taux de conversion proposé (6,4% en 2016), le rendement nécessaire tourne autour de 4,3%. «Un niveau plus réaliste», estime le Conseil fédéral. Il souligne d'ailleurs que les caisses de pension qui sont en mesure d'obtenir des rendements plus élevés pourront très bien verser des rentes plus substantielles que celles correspondant au taux de conversion de 6,4%, qui est un minimum légal.
On donne encore un troisième argument. Maintenir le taux à 6,8% entraînerait un manque de financement de 600 millions par an, qu'il faudrait puiser dans la fortune du 2e pilier. Autrement dit, les actifs paieraient pour les retraités. L'AVS fonctionne selon ce système de répartition, mais pas le 2e pilier (système de capitalisation). Le correctif serait alors une hausse des cotisations.
Ou alors, dernier argument, les institutions de prévoyance devraient se lancer dans des placements à risques pour obtenir les rendements nécessaires. Ce qui serait dangereux et, de toute manière, ne peut pas être un objectif pour une assurance sociale, qui doit viser la fiabilité et la sécurité à long terme.
Le «vol des rentes» par les grandes assurancesles rentes du 2e pilier?
2e pilier est menacé si le taux de conversion n'est pas réduit. Pour la gauche et les syndicats, c'est du vol.
POUR LES REFERENDAIRES
Le syndicat Unia a lancé le référendum contre la baisse du taux de conversion, suivi par les autres formations syndicales, la gauche et les organisations de consommateurs. Ces opposants parlent de «vol des rentes» dans la mesure où ils estiment que ce projet est dicté par les grandes assurances qui veulent continuer à faire du profit grâce à leur gestion d'une partie du 2e pilier. D'abord, disent-ils, la Constitution prévoit que le cumul des rentes AVS et du 2e pilier doit permettre aux retraités de maintenir leur niveau de vie antérieure «de manière appropriée». Ce qu'on interprète généralement comme les 60% du dernier salaire. Or les petits revenus n'y parviennent que difficilement: une baisse de rente réduit trop leur pouvoir d'achat (jusqu'à 40%, selon Unia).
Les opposants soupçonnent les assureurs privés - ils sont douze actifs dans le 2e pilier, pour près de la moitié des 3,5 millions de travailleurs assurés - de vouloir garder une partie des profits réalisés sur les placements pour leurs actionnaires et d'en priver ainsi les assurés. Même quand les bourses ont plongé en 2008, la plupart ont réalisé des bénéfices. Si d'autres ont perdu de grosses sommes en investissements risqués, ce n'est pas aux cotisants d'en subir les conséquences. D'ailleurs, la plupart des caisses autonomes, auxquelles est affiliée l'autre moitié des assurés, versent des rentes selon un taux de conversion plus élevé. Ce qui montre, selon les opposants, que la baisse proposée n'est pas une fatalité due à l'évolution des marchés boursiers. Sur le long terme, un rendement de 6% reste prévisible.
Plus généralement, la gauche défend un autre équilibre en matière de retraite. Beaucoup d'assurés disposent d'un 2e pilier peu étoffé et n'ont pas de 3e pilier (épargne individuelle). Il faut donc consolider l'AVS et le 2e pilier. Et le soupçon à l'égard des assurances gestionnaires du 2e piler, c'est aussi qu'elles utilisent le 2e pilier pour promouvoir le 3e qui, étant totalement privé, peut leur rapporter beaucoup. FNU
Un AVS, une caisse de retraite, 2 em pilier, 3em pilier, quoi encore pour à la fin se retrouver avec quoi. Que l'on redeviennent à des salaires adptés aux dirigeants en prorata des bénéfices simplement, vous faite du fric, bravo voilà votre salaire avec une part aux assurés le cas contraire ma foi vous supportez aussi votre mauvais travail, oup!!!! je rêvais tout haut pardon. Blagues à part cela fait longtemps que l'on nous embrouilleent avec des blagues plus grosses les unes que les autres. De vrai chiffre, pas ceux destinés aux assurés, les même que ceux pour la direction et des actionnaires. On nous vole tout simplement
Selon votre article : "On donne encore un troisième argument. Maintenir le taux à 6,8% entraînerait un manque de financement de 600 millions par an, qu'il faudrait puiser dans la fortune du 2e pilier." Je me demande si en incorporant la valeur de quelques milliards de bonus, et des parachutes dorés ,faiblement taxés aux actifs des caisses de pension déficitaires , qui s élèvent à 600 millions , on ne devrait être à l abri de mauvaises surprises pour un bon moment -
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